LIVRES

MON PREMIER LIVRE ALCHIMIE ET VOIE INTERIEUR PARUT CHEZ MICHEL D'ORION

ENFIN REEDITE CHEZ ALKEMIA EDITIONS

En vente sur le site de la librairie Cadence pour le commander cliquez sur l'image

19029326 934660780007234 6701392054938071378 n

 www.eklectic-librairie.com / www.alkemia.fr

 

INTERVIEW PAR UN LIVRE DANS MA ZONE  

INTRODUCTION (extrait du livre)

Il est bien difficile de se mettre en quête de la connaissance alchimique. La plus grosse difficulté, dans cette science, est de savoir par où commencer. La lecture des fameux auteurs anciens est trop souvent incompréhensible pour le débutant et même parfois reste obscur au lecteur aguerri. Quant aux ouvrages modernes de vulgarisation, ils abordent beaucoup de sujets qui n’ont pas toujours trait à l’alchimie.

Dans ces publications, chaque auteur défend son point de vue à travers des domaines tellement variés qu’on ne sait plus à quel saint se vouer. Les uns affirment que l’alchimie n’est rien d’autre que de la psychologie (voir l‘école de Yung), d’autres y voient l’école du tantrisme (yoga de la sublimation sexuelle), d’autres encore de la chimie, de l’homéopathie, de la géobiologie, du spiritisme, de l’occultisme etc. Certains mêmes vont jusqu’à y voir un moyen de pratiquer de la magie noire et de se vouer au satanisme afin de satisfaire leurs fantasmes de pouvoirs en dépit de tous les avertissements donnés par les véritables alchimistes.

Que dire sinon que tous ces écrivains sont en partie dans le vrai (hormis les derniers cités), car l’alchimie, science de la science est cachée derrière bien des enseignements, quelles que soient les civilisations, les religions ou les mythologies.

Vous pouvez donc avoir une approche sélective de l’alchimie selon votre expérience et vos affinités, car si tous les chemins mènent à Rome, il en est de même pour le chercheur pourvu qu’il soit sincère. Vous pouvez aussi avoir une démarche beaucoup plus globale en vous penchant sur les grands principes immuables et communs à toutes les religions, mythologies et civilisations. Cette dernière démarche qui a trait à la philosophie est la plus synthétique. C’est l’étude des archétypes qui régissent l’homme et l’univers ; archétypes dont le sens est souvent caché derrière l’apparente contradiction de la forme ou de la lettre. Il appartient donc au postulant engagé sur cette voie de pratiquer l’art du tisserand en reliant toutes les anecdotes philosophiques et naturelles ayant une quelconque analogie en faisant abstraction de leurs différences historiques, culturelles et physiques.

La quête du point commun reliant toute chose est le plus sûr guide pour nous sortir de la complexité apparente de cette science. C’est le fameux fil d’Ariane qui nous permettra d‘entrer et sortir sans se perdre dans le labyrinthe tortueux du mental, afin d’y percer le secret voilé sous la forme terrifiante et dévorante du Minotaure (monstre humain à tête de bœuf emprisonné dans le labyrinthe Dedale). La quête alchimique alors vous permettra d’investir votre mental jusque dans les couches les plus opaques et les plus profondes de l’inconscient pour découvrir et révéler au grand jour les mystères de la sagesse dans toute sa splendeur.

Que les curieux ne s’y trompent pas ; dans la voie du tisserand, les jeux de mots, les analogies ne sont pas que des spéculations intellectuelles. Il faut l’intuition du cœur pour voir la vraie richesse cachée derrière une simplicité telle, que les chercheurs trop savants la trouve impropre à leur étude. C’est ce que nous indique la statue de la cathédrale d’Aix en Provence nous représentant un personnage décapité tenant à deux mains sa tête au niveau du cœur.Il faut cependant rester prudent et circonspect face aux théories fumeuses de l’apparente complexité de la forme. Cette attitude exige une grande habileté de la part du tisserand qui doit d’abord dénouer le fil de la science si emmêlé en son point de départ. Vous comprendrez ainsi les paroles du Christ nous conseillant d’être simples comme la colombe et prudents comme le serpent.

Cette simplicité du cœur, si propre à l’intuition, et cette sagacité de l’esprit propres à la circonspection se retrouvent admirablement réunies dans la maîtrise parfaite du symbole dont fait preuve tout alchimiste.

Cet emploi systématique du symbole dans le Grand Oeuvre n’a peut-être pas d’autre but que de nous indiquer la voie du « saint bol », le Gardal des celtes (vase à feu) ou le Saint Graal des chrétiens, autre version de la pierre philosophale.